Publié : Le 07/09/2018 à 0:10:37

Marie-José Ifoku : « Je savais que la CENI n’avait pas raison »

Recalée par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), Marie-Josée Ifoku Mputa a été réhabilitée par la Cour Constitutionnelle. Elle est donc la seule candidate à la présidentielle du 23 décembre. Elle s’est confiée à VoxCongo.

« Défaut de qualité de nationalité d’origine ? Je n’avais rien compris sur la décision de la CENI au sujet de l’invalidation de ma candidature. Sa décision ne portait aucun soubassement juridique car nulle part la loi Congolaise affirme qu’une fois on abandonne sa nationalité d’adoption, on ne peut plus revenir à la nationalité d’origine. Je savais que la CENI n’avait pas raison, c’est pourquoi j’étais sereine. La Cour constitutionnelle a tranché en ma faveur. Nous nous en félicitons », a commenté Marie-Josée Ifoku.

En République Démocratique du Congo, les discriminations dans l’espace politique entre hommes et femmes se ressentent toujours jusqu’à ce jour en dépit des reformes qui existent dans certains textes de lois sur l’égalité des sexes.

« Il y’a quand même un changement positif au sujet des idéologies traditionnelles et sociologiques. Aujourd’hui après des enquêtes, les ONGS révèlent que certains hommes sont prêts à voter pour une femme à la tête du pays. Les défis de la candidate Marie-Josée sont liés au temps, à la sensibilisation’’, estime, Chantal Faïda, spécialiste en genre.

Ils sont présentement 23 candidats qui vont concourir à la magistrature suprême le 23 décembre 2018 en République Démocratique du Congo depuis les arrêts du 3 Septembre 2018 de la Cour Constitutionnelle.

« Le fait qu’une femme postule à la présidence de la République est une démarche à soutenir et à encourager. C’est une avancée. Si elle n’avait été tenace après son invalidation par la CENI, elle ne se saurait pas vue aujourd’hui sur la liste des candidats retenus. Son courage et sa détermination sont un bel exemple, peu importe les résultats attendus », a ajouté Laurence Feza, une étudiante en sciences politiques à l’Université de Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga (Sud-Est de la RDC), au micro de Vox Congo.

Vous pouvez également suivre les réactions des femmes sur les chances de Marie-Josée Ifoku ici.

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