Publié : Le 04/09/2018 à 22:56:9

Bemba écarté, le MLC menace, le FCC se réjouit et la société civile est inquiète

L’opposition, la Majorité présidentielle et la société civile réagissent au sujet de l’invalidation de la candidature du sénateur Jean-Pierre Bemba. Pour le Front Commun du Congo (FCC), plateforme politique dirigée par Joseph Kabila, les décisions judiciaires et arrêts de la Cour constitutionnelle démontrent l’indépendance de la justice en RDC.

« Le président de la République, Joseph Kabila, a lui aussi respecté les prescrits de la loi fondamentale et s’est plié aux exigences de la loi électorale qui interdit un troisième mandat. Pourquoi les cadres du MLC désapprouveraient-ils à l’arrêt rendu par la Cour constitutionnelle pendant qu’ils rappelaient à tout le monde le respect des lois du pays. Jean-Pierre a été condamné par la CPI en première instance pour subornation de témoins. La cour constitutionnelle a tranché en sa défaveur. C’est la justice, c’est la loi et tout le monde doit la respecter’’, recommande Marcel Makolo Kotambola, Communicateur du FCC.

Pour sa part, le MLC souligne, selon ses termes, la nécessité de requalification du processus électoral et de restructuration du bureau de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI).

« Le MLC et ses alliés promettent d’évaluer l’ensemble du processus électoral et communiquer sur la décision de poursuite ou non de leur participation au processus en cours ou encore sur la nécessité de restructurer la CENI. Personne ne doit nous reprocher une inclinaison active vers des actions citoyennes des grandes envergures’’, a dit Eve Bazaïba, Secrétaire Générale du MLC.

George Kapiamba est activiste des droits de l’homme. Il craint un cycle de tensions avant, pendant et après élections suite à l’arrêt rendu par la Cour constitutionnelle.

"Il y a une mauvaise application du droit. Le fait pour la Cour constitutionnelle de s’être transformé en juridiction pénale est très dangereux pour un Etat de droit. Elle n’a aucune compétence d’examiner les questions liées au droit pénale comme elle l’a fait, en considérant que la subornation des témoins est une des circonstances de l’infraction de la corruption. C’est une fausse interprétation. C’est très dangereux. Nous craignons que le pouvoir en place, habitué à réprimer farouchement les manifestions, ne plonge le pays dans l’impasse’’, a estimé George Kapiamba, président national de l’Association Congolaise pour l’Accès à la Justice (ACAJ).

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